Cochenilles farineuses sur plantes d'intérieur : traitement
Pour traiter une cochenille farineuse sur une plante d'intérieur, tamponnez chaque amas blanc cotonneux avec un coton imbibé d'alcool à 70°, puis pulvérisez toute la plante avec un mélange d'eau et de savon noir (1 à 2 cuillères à soupe par litre) tous les 5 à 7 jours pendant 3 semaines. Ce ravageur suceur de sève, reconnaissable à ses petits amas farineux à l'aisselle des feuilles, s'installe surtout sur les plantes affaiblies par un air sec et un excès d'engrais. Isolez la plante atteinte dès les premiers signes : une intervention précoce et répétée reste le traitement le plus efficace contre la cochenille en intérieur.
Reconnaître la cochenille farineuse
La cochenille farineuse (Pseudococcus, Planococcus) se présente comme de petits amas blancs cotonneux, semblables à de la ouate ou de la farine, nichés à l'aisselle des feuilles, le long des tiges et sous le limbe. Sous cet abri cireux se cache l'insecte, un suceur de sève de 2 à 4 mm. Signes associés : miellat collant sur les feuilles, apparition d'une fumagine (dépôt noir), feuilles jaunissantes, molles ou qui tombent. Orchidées, ficus, cactus (dont le cactus de Noël), agrumes d'intérieur et succulentes comptent parmi les hôtes préférés.
Pourquoi elle apparaît
La cochenille prolifère surtout dans une atmosphère chaude et sèche, typique des intérieurs chauffés en hiver, où ses prédateurs naturels sont absents. Une plante stressée par un excès d'arrosage, un rempotage récent ou une fertilisation azotée trop riche produit une sève plus tendre qui l'attire. Elle arrive souvent en cachette sur une plante nouvellement achetée ou offerte, d'où l'importance d'inspecter et d'isoler tout nouvel arrivant. Chaque femelle pond des centaines d'œufs regroupés dans un amas cotonneux (ovisac), ce qui explique la vitesse de l'infestation.
Que faire : le traitement
Commencez par isoler la plante pour éviter la contagion. Sur une infestation légère, tamponnez chaque amas avec un coton-tige imbibé d'alcool à 70° (isopropylique de préférence), qui dissout la protection cireuse et tue l'insecte au contact. Pulvérisez ensuite toute la plante, dessus et dessous des feuilles, avec un mélange de savon noir liquide (1 à 2 cuillères à soupe par litre) additionné éventuellement de quelques gouttes d'huile végétale, à répéter tous les 5 à 7 jours durant 3 semaines pour atteindre les générations successives. En cas d'attaque tenace, une huile de paraffine (huile blanche) horticole étouffe les cochenilles ; en dernier recours seulement, un insecticide à base d'huile ou de pyréthrines. Douchez la plante, nettoyez le pot et changez la couche superficielle du terreau où peuvent subsister des œufs.
Prévenir le retour
Inspectez systématiquement toute nouvelle plante et gardez-la à l'écart deux semaines avant de la rapprocher des autres. Augmentez l'hygrométrie autour du feuillage (brumisation, coupelle de billes d'argile humides) et aérez la pièce : la cochenille déteste l'humidité ambiante. Évitez les excès d'engrais azoté, qui rendent la sève plus appétente, et essuyez régulièrement le feuillage pour repérer tôt le moindre amas. Pour les collections importantes, la coccinelle prédatrice Cryptolaemus montrouzieri offre une lutte biologique très efficace en véranda ou serre.
- Isolez la plante atteinte dès le premier amas blanc repéré pour stopper la contagion.
- Tamponnez chaque cochenille à l'alcool à 70° : il dissout la cire protectrice et tue au contact.
- Pulvérisez au savon noir (1 à 2 c. à soupe par litre) tous les 5 à 7 jours pendant 3 semaines, sans sauter de passage.
- Traitez aussi le dessous des feuilles, le collet et la surface du terreau où se cachent les œufs.
- Prévenez avec plus d'humidité de l'air, moins d'engrais azoté et une quarantaine des nouvelles plantes.
Questions fréquentes
Comment se débarrasser définitivement des cochenilles sur une plante d'intérieur ?
Il faut de la persévérance : combinez le tamponnage à l'alcool à 70° et les pulvérisations de savon noir répétées tous les 5 à 7 jours pendant 3 semaines, afin d'éliminer les générations successives. Un seul traitement laisse toujours des œufs qui relancent l'infestation.
L'alcool à 70° abîme-t-il la plante ?
Appliqué localement au coton-tige sur les amas, l'alcool à 70° est bien toléré par la plupart des plantes. Évitez de badigeonner tout le feuillage, testez d'abord sur une feuille des espèces sensibles (orchidées, jeunes pousses) et ne traitez pas en plein soleil.
Le savon noir suffit-il contre les cochenilles ?
Le savon noir (1 à 2 c. à soupe par litre d'eau) est efficace en prévention et sur les jeunes larves mobiles, mais il pénètre mal la carapace cireuse des adultes. Associez-le à l'alcool sur les amas visibles et, sur les cas tenaces, à une huile horticole.
Les cochenilles d'une plante peuvent-elles contaminer les autres ?
Oui, les larves mobiles se déplacent d'une plante à l'autre par contact des feuilles ou via les mains et les outils. Isolez immédiatement toute plante atteinte et inspectez ses voisines pendant plusieurs semaines.
Faut-il jeter la plante en cas de forte infestation ?
Rarement. Taillez les parties les plus atteintes, douchez la plante, rempotez dans un terreau neuf et poursuivez le traitement. Ne jetez la plante que si elle est très affaiblie et menace une collection ; en cas de doute, demandez conseil à un professionnel.